Un premier bilan encourageant de l’activité touristique cet été
1 - Un début d’année positif pour le tourisme en France
Dans un contexte international marqué par des incertitudes économiques et géopolitiques fortes, l’activité touristique a confirmé sa bonne dynamique au premier semestre 2026.
Les recettes issues du tourisme international ont atteint 40 milliards d’euros à fin juin, en hausse de 7% par rapport à 2025. Cette tendance se traduit par un solde du poste « Voyages » de la balance des paiements de 14,4 milliards d’euros, en progression de 23 % sur un an.
Source : France Tourisme Observation – Banque de France
Les arrivées aériennes sont restées dynamiques, plus particulièrement en ce qui concerne les clientèles long-courriers (+14 % pour le Mexique, +10 % pour le Canada et +2 % pour les États-Unis). Les marchés européens affichent, pour leur part, des évolutions plus contrastées, notamment du côté des clientèles britannique et italienne.
Source : France Tourisme Observation – Amadeus
La fréquentation dans les hébergements marchands (clientèles française et internationale confondues) s’est maintenue par rapport à 2025 (+2%). La location touristique (+4 %) a bien performé tandis que l’hôtellerie (+2 %), l’hôtellerie de plein air (+0,2%) et les autres hébergements collectifs de tourisme (-1%) sont restés globalement stables.
Sources : France Tourisme Observation – INSEE
2 - Un été impacté par le contexte économique et la météo, soutenu par une bonne fréquentation internationale
A) Une fréquentation internationale toujours dynamique cet été
Les recettes du tourisme international ont atteint 9,4 milliards d’euros au mois de juillet, soit une hausse de 3,7 % par rapport à juillet 2025, portées par la forte croissance des recettes des Britanniques (+13%), des Allemands (+9%) et des Néerlandais (+6%). Ce rythme devrait permettre à la France d’atteindre le seuil des 80 milliards d’euros de recettes touristiques internationales en 2026 (77 milliards d’euros en 2025).
Recettes internationales de janvier à juillet en milliards d’euros :
Les arrivées aériennes internationales ont confirmé leur bonne tenue cet été (+1% comparé à l’an passé). Les marchés long-courriers tels que la Chine (+ 5 % par rapport à 2025), le Japon (+4 %) et les États-Unis (+3 %) ont poursuivi leur dynamique favorable tandis que d’autres flux (Brésil, Inde et Corée du Sud) se sont maintenus à leur niveau de 2025. Les arrivées aériennes en provenance des marchés européens ont montré une évolution plus contrastée, Espagne (-4 %), Italie (-6 %) ou Danemark (-7 %).
Source : France Tourisme Observation – Amadeus
B) Les Français privilégient toujours largement la destination France
Dans un contexte économique et météorologique parfois contraint, les Français ont préservé leurs vacances et restent très majoritairement fidèles à la destination France. À la mi-août, 84 % des partants interrogés avaient effectué au moins un séjour en France (soit au moins une nuit en hébergement marchand ou non marchand), une proportion stable par rapport à 2025.
Les départs à l’étranger progressent néanmoins de 4 points, concernant 34 % des partants. Une tendance qui bénéficie notamment au Portugal et au Royaume-Uni (+5 points parmi les destinations choisies par les Français). Hors Europe, le Maghreb et l’Asie connaissent également une dynamique positive.
Autre enseignement : les vacances des Français s’étalent davantage sur la saison. Si leur taux de départ, sur les deux mois d’été, recule de 5 points par rapport à 2025 (de 64 % à 59 %), la période de juin à septembre conserve un niveau de départ stable, à 72 %. Les ailes de saison bénéficient ainsi d’une dynamique particulièrement favorable : le taux de départ en juin passe de 15 % à 18 %, tandis qu’il atteint 22 % en intentions en septembre, contre 20 % en 2025.
Dans l’Hexagone, le littoral est resté le premier espace fréquenté, choisi par 43 % des Français en juillet-août, devant les villes (33 %), la campagne (32 %) et la montagne (15 %).
Par ailleurs, dans le contexte économique contraint déjà mentionné, les Français ont adapté leurs dépenses et leurs habitudes de séjour pour préserver leurs vacances. Ainsi, un vacancier sur deux déclare avoir modifié au moins une de ses habitudes en raison du contexte économique. Ces ajustements concernent principalement les dépenses réalisées pendant le séjour : 17 % des vacanciers ont réduit leurs sorties au restaurant, 15 % leurs activités et 14 % leurs dépenses de shopping. Certains ont également recherché des économies sur l’hébergement (12 %) ou choisi de raccourcir la durée de séjour (11 %).
Le contexte économique conduit ainsi davantage à recomposer le budget des vacances qu’à y renoncer. 28 % des Français déclarent toutefois ne pas être partis durant la période estivale et, parmi eux, 57 % citent les difficultés budgétaires comme principal motif de non-départ.
Autre fait marquant de l’été 2026, l’influence particulièrement forte des conditions météorologiques exceptionnelles : 55 % des Français partis en vacances déclarent que les conditions météo ont eu un impact sur l’organisation de leur séjour, dont 21 % de manière importante.
Source : France Tourisme Observation – enquête Harris Interactive
C) Des performances globalement solides pour les hébergements touristiques
- En juillet, le chiffre d’affaires de l’hôtellerie a progressé de +4 % en moyenne. La croissance de l’activité au niveau national a surtout été portée par la hausse du taux d’occupation (+2 % en moyenne), tandis que les prix moyens sont restés stables. Source : In Extenso.
Logis Hôtels confirme la bonne dynamique du tourisme estival, avec un chiffre d’affaires en hausse de 13 % et une fréquentation soutenue en juillet-août. Cette performance est portée par les clientèles internationales (+19 %), tandis que la clientèle française reste également dynamique (+9 %).
Source : France Tourisme Observation – Logis Hotels - Dans l’hôtellerie de plein air, les nuitées ont reculé de 3,6 % par rapport à juillet-août 2025, avec un mois de juillet stable et un mois d’août plus mitigé (-6%). Le recul concerne davantage les clientèles internationales (-6 %) que françaises (-3 %). Les campings 4-5 étoiles (mieux équipés en climatisation notamment) ont globalement mieux résisté.
Source : France Tourisme Observation - Concernant la location touristique, le taux d’occupation est stable sur la période estivale (-1%), avec toutefois des performances moindres dans le Sud (Nouvelle-Aquitaine, Occitanie), tandis que les Hauts-de-France et la Normandie restent stables.
Source : France Tourisme Observation – Likibu
La demande continue par ailleurs de mieux se répartir sur le territoire : selon Airbnb, les destinations rurales concentrent désormais 64 % des réservations, favorisant une offre diversifiée et accessible à différents budgets. - Enfin, dans les résidences de tourisme, le taux d’occupation s’annonce stable (-1 point) pour la période avril-octobre par rapport à 2025, avec notamment un report de la fréquentation vers l’avant-saison (avril-mai). La montagne, destination plus fraîche, a bénéficié d’un taux d’occupation en hausse de 2 points en juillet par rapport à 2025.
Source : FNRT
3 - Une arrière-saison qui offre de nouvelles perspectives
Concernant les visiteurs internationaux, les perspectives pour septembre restent favorables (+1 % des arrivées aériennes) portées par la bonne dynamique des marchés long-courriers (Etats-Unis +9 %, Mexique +17 %, Japon +8 % et Chine +14 %).
Source : France Tourisme Observation – Amadeus
La saison touristique devrait également se prolonger côté français. 23 % des partants de la saison estivale déclarent avoir prévu ou envisagé un départ en septembre. La France reste très largement privilégiée, avec 79 % d’entre eux envisageant au moins un séjour dans l’Hexagone, contre 31 % à l’étranger.
Source : France Tourisme Observation – enquête Harris Interactive
Septembre confirme ainsi son potentiel pour prolonger la saison touristique, avec des vacanciers plus mobiles et flexibles, susceptibles d’adapter jusqu’au dernier moment leur destination et leur niveau de dépenses en fonction des conditions météorologiques et du contexte économique.