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Etude Atout France sur la perception du tourisme par les résidents français

3 Français sur 4 considèrent que le tourisme a autant ou plus de conséquences positives que négatives

Dans le cadre de ses actions en faveur du développement durable du tourisme, Atout France a lancé fin 2022 une étude sur la perception du tourisme par les résidents français. Cette étude inédite sur le ressenti des Français permet de dresser un premier constat objectif mettant en avant les points positifs mais également les facteurs d’insatisfaction. 

Si 3 Français sur 4 en moyenne considèrent que le tourisme a autant ou plus de conséquences positives que négatives, sans surprise, le niveau d’acceptabilité de l’économie touristique est hétérogène selon les territoires et les classes d’âge. Les griefs éventuels varient également selon la nature des destinations tout comme le ressenti sur l’impact saisonnier.  

Très peu de tourismophobes
74% des Français considèrent que le tourisme a autant ou plus de conséquences positives que négatives, et près de la moitié (43%) considère que le développement du tourisme sur leur lieu d’habitation génère plus de conséquences positives que négatives. 
A l’inverse, 12% des résidents estiment que le tourisme engendre plus de conséquences négatives que positives. Il en résulte un score net de 31%. A noter que ce score est bien inférieur à la norme européenne (- 19 points). 
Parmi les populations ayant un sentiment contrasté à l’égard du développement touristique, les jeunes (18-34 ans) sont surreprésentés, souvent très sensibilisés aux possibles impacts négatifs du tourisme. Les personnes résidant dans des zones très fréquentées ont également un sentiment plus contrasté.
Quant à la part de « tourismophobes », évaluée à 6%, elle reste contenue. Elle est toutefois supérieure de 2 points à la moyenne européenne. Si ce score reste très faible, il doit être pris en considération car son évolution pourrait devenir un frein au développement du tourisme, particulièrement dans les zones très fréquentées où la proportion de « tourismophobes » monte à 9%.

Le score net de « considération des résidents », qui correspond au ressenti des résidents quant à la prise en compte de leurs besoins dans la définition des politiques touristiques, s’élève à 11%, soit un score en retrait de -17 points par rapport à la moyenne européenne. Il s’agira donc pour les parties prenantes de développer des actions permettant de renforcer la prise en compte des populations locales dans les politiques et projets de développement touristique, afin de mieux prendre en compte l’impact du tourisme sur leur qualité de vie.

Les perceptions là encore diffèrent sensiblement selon les zones d’habitation. Les résidents à la campagne et à la montagne estiment que le tourisme à un impact fort sur leur territoire, ce qui est moins ressenti dans les autres types d’espace. Les résidents en montagne sont les plus nombreux à estimer que le tourisme est porteur de plus d’avantages que d’inconvénients (37%). A l’inverse, c’est sur le littoral que la part des réfractaires est la plus élevée (10%), certainement en écho au phénomène de résidentialisation.

Le tourisme bénéficie à l'économie locale et enrichit l'offre culturelle
7 résidents sur 10 perçoivent le tourisme comme ayant un impact positif sur l’économie et l’emploi. Environ 2/3 considèrent que le tourisme influence favorablement l’offre d’activités culturelles et de loisirs ou encore la préservation et mise en valeur du patrimoine historique. 
En revanche, près d’1/3 estiment que le tourisme influence négativement la propreté des espaces publics et ils sont aussi 1/4 à juger que l’impact pour l’environnement est négatif. 

Les critères liés à l’économie locale, l’offre d’activités, la préservation du patrimoine, l’ambiance/animation, l’emploi et les infrastructures pour la France sont en ligne avec la norme européenne. 
Certains critères diffèrent, essentiellement liés à la durabilité : aspect général de la destination (propreté, architecture, maitrise de l’urbanisation), la protection de l’environnement et l’impact du tourisme pour la qualité de vie des résidents.

La perception des nuisances diffère par zone d'habitation, les habiitants des littoraux étant les plus sensibles aux nuisances éventuelles
Les nuisances associées par les résidents au tourisme sont plus fortes sur le littoral : difficultés de stationnement, circulation, foule, bruit, augmentation des prix de l’immobilier…
Dans les grandes villes, c’est aussi la foule, les nuisances sonores et les prix de l’immobilier qui sont mentionnés.

Consultez le communiqué de presse
►Consultez l'étude complète