Publication
La valorisation touristique des ports de plaisance
Une étude prospective, réalisée par la Fédération Française des Ports de Plaisance, avec le concours de l'Etat, fait bien ressortir les enjeux actuels avec quelques chiffres clés à l'appui :
- 300 ports de plaisance, en Métropole (sans compter les ports fluviaux et lacustres)
- 153 000 places à flot,
- 160 milions d'euros réinjectés dans l'économie chaque année,
- 2 500 emplois directs,
- 1 million de journées d'escales, induisant 160 milions d'euros de dépenses dans les restaurants et les commerces,
- 15 000 emplois dans la partie de la filière professionnelle installée sur les espaces concédés des ports de plaisance.
Ces données montrent bien l'importance des ports de plaisance dans la filière économique du nautisme et dans le système économique général. Il faut d'autre part prendre en considération l'évolution du monde du nautisme. Les caractéristiques de la flotte changent : augmentation de la proportion de bateaux à moteur, augmentation de la taille des voiliers, présence de plus en plus importante des multicoques (trimarans, catamarans).
Une demande très forte s'exerce sur les ports de plaisance français. Cette demande concerne principalement le stationnement résidentiel des bateaux, et la tendance des gestionnaires à y répondre en priorité peut amener à réduire la capacité d'accueil des bateaux en escale.
Or, si la capacité résidentielle des ports est ce qui permet aux chantiers de construire, vendre et entretenir les bateaux, la capacité d'accueil de la croisière est ce qui représente l'intérêt même de la plaisance. Inciter les plaisanciers à utiliser leurs bateaux, et bien les accueillir en escale sont donc des objectifs économiquement primordiaux.






