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Tourisme et développement durable
Le développement durable doit tout à la fois contribuer à la protection et la valorisation de l'environnement, au développement économique et au progrès social. C’est pour cela que le Sommet de Johannesbourg a considéré la nécessité de changer les modes de production et de consommation. Chaque filière doit donc évoluer et intégrer les objectifs et les pratiques du développement durable. La filière tourisme est concernée dans son ensemble. En prenant la responsabilité d’animer les travaux consacrés au tourisme dans le cadre de la préparation du programme décennal pour une consommation et une production durables, le processus dit de Marrakech, conduit par le département des affaires économiques et sociales des Nations Unies et le Programme des Nations Unies pour l’Environnement, la France a souhaité contribuer utilement aux échanges internationaux destinés à favoriser le développement maîtrisé du tourisme. Elle a souhaité aussi contribuer concrètement à la préparation de la décennie. Le tourisme durable doit maximiser ses apports positifs en matières économiques, sociales, culturelles et environnementales, tout en minimisant ses impacts négatifs. L’activité touristique est en effet ambivalente : faute de politique adéquate, elle peut détruire les ressources mêmes qui assurent son succès. L’exploitation des ressources naturelles doit intégrer leur protection ou leur reproduction.
La valorisation du patrimoine culturel doit pouvoir contribuer à l’entretien de ce patrimoine ou aux productions artisanales et culturelles… Il ne s’agit donc pas d’un marché de niche mais bien de l’évolution d’un secteur économique majeur. Cette évolution devra s’appuyer sur des politiques publiques, une stratégie de la filière tourisme cohérente avec les stratégies nationales de développement durable, de lutte contre la pauvreté et les programmes sectoriels en matière de changement climatique ou de biodiversité par exemple. Mais cette évolution repose aussi sur l’entrepreneuriat, sur la capacité des opérateurs et de leurs partenaires à s’engager, à attirer des nouveaux consommateurs plus responsables, à promouvoir la responsabilité sociétale, à valoriser des partenariats locaux, à imaginer des produits plus sobres et plus propres, à mettre en place des systèmes de financement innovants. C’est dans cet objectif que le présent document décrit un certain nombre de pratiques et de projets qui illustrent la variété des solutions qui peuvent contribuer à faire du tourisme un élément fort du développement durable.
Cette contribution s’inscrit dans le cadre des travaux du Groupe de travail international qui a tenu trois réunions à Paris entre septembre 2006 et décembre 2007. Elle a été préparée avec l’appui d’un comité national associant en France les principaux acteurs publics et privés, entreprises et associations, concernés par le tourisme et le développement durable.




