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Grèce

Un contexte qui s'améliore

Depuis la crise financière de 2008, la Grèce a affronté de nombreuses transformations imposées par l’Union Européenne pour conduire le pays sur la voie du redressement. Ces mesures ont pesé durablement sur son économie avec une fracture sociale sans précédent. La situation est aujourd’hui stabilisée avec une reprise qui semble s’amorcer depuis quelques mois. Le facteur d’intérêt pour ce marché, notamment auprès d’une clientèle à haute contribution, est mobilisateur pour un grand nombre de partenaires français. Outre la perspective d’une amélioration socio-économique, le marché grec offre de nouvelles perspectives pour la destination France avec des connexions aériennes en nette progression.

 

CONJONCTURE ÉCONOMIQUE

La Grèce possède une population de près de 11 millions d’habitants et une démographie équilibrée malgré une émigration importante de nombreux jeunes diplômés vers l’Europe occidentale.
 
La capitale administrative et économique du pays est Athènes, rassemblant 3 millions d’habitants. Les autres chefs lieu sont Thessalonique (environ 1 millions d’habitants) et Héraklion.
 
En 2018, le PIB était de 184.73 milliards d’euros (prix courants) en augmentation par rapport à 2017 (+1.9%).
 
La Grèce a renoué avec la croissance économique depuis 2017, celle-ci atteignant 2,1% en 2018 et 2,4 en 2019 (chiffres FMI[1]). La Grèce base sa croissance sur l’export (apport indéniable des secteurs touristique et maritime), la consommation privée (qui croit progressivement depuis 2014) et les investissements.
 
L’objectif de surplus budgétaire important (+3.5% du PIB) décidé par le gouvernement Tsipras sous la pression des partenaires européens ainsi qu’un assainissement des finances publiques permet une réduction régulière de la dette de l’Etat et a permis son retour aux marchés financiers (depuis aout 2018).
 
Cependant, de nombreux défis menacent la croissance et le retour à la normal de la Grèce.
 

  • En premier lieu, la situation financière : la dette se situe à 183.3% du PIB, et la fraude fiscale reste problématique (malgré des progrès importants depuis la crise).
  • D’autre part, la précarité du marché de l’emploi (taux de chômage de 19.6%[2] - grande part d’emplois précaires et faiblement rémunérés).
  • Troisièmement, la fuite importante de travailleurs qualifiés vers des pays à haut revenus (Europe occidentale, Amérique du nord), ce qui handicape l’innovation et l’entreprenariat.

 
Economie de services, les deux piliers de la Grèce sont aujourd’hui le tourisme et la marine marchande. Les touristes sont en effet de plus en plus nombreux à choisir la Grèce pour leurs vacances : près de 30 millions de visiteurs en 2017, ce qui contribue à près de 20% du PIB du pays. Ces touristes profitent bien évidemment aux transports et la logistique (14 aéroports régionaux et de nombreux ports secondaires), ainsi qu’à la construction.
 
Les investissements dans le secteur continuent, tel qu’avec le développement de deux projets majeurs : sur le domaine Elinikon (ancien aéroport d’Athènes) ainsi que sur l’île de Crète près d’Eraklion, sur l’ancienne base militaire américaine. Les projets comprennent notamment des hôtels et casinos, ainsi que de nombreux logements et sites touristiques (musées).
 
Pour ce qui est de la marine marchande, il est utile de rappeler que la Grèce est le premier armateur au monde et que ses ports, notamment le Pirée (Athènes) et Thessalonique, sont en pleine croissance (conteneurs et vrac).  La Grèce n’est d’ailleurs pas uniquement propriétaire de ses navires, mais participe également à leur construction, leur armement et leur entretien.
 
Les principaux clients de la Grèce sont l’Italie (10.6%), l’Allemagne (7.1%) et la Turquie (6.8%).
 
Les principaux fournisseurs de la Grèce sont l’Allemagne (10.4%), l’Italie (8.2%) et la Russie (6.8%).
 
Les principaux produits exportés vers les pays tiers sont la « Nourriture et les boissons », les « Biens manufacturés » et les « Produits pétroliers ». Les principaux produits importés sont les « Machines », les « Équipements de transport » et les « Carburants ».


Relations commerciales Franco-Hellénique
 
La France et la Grèce entretiennent une relation commerciale satisfaisante bien que celle-ci reste marginale en termes d’exportations, ce pays ne représentant que 0,52% de nos exportations et 1,1% de nos importations.

Les échanges commerciaux entre la France et la Grèce sont en hausse de 17,7% par rapport à 2017
Selon les douanes françaises[1], en 2018, les échanges bilatéraux ont enregistré une augmentation notable de 17,7% à 3,22Mds€, par rapport à 2017. Cette augmentation résulte à la fois d’un fléchissement des importations françaises de produits grecs (37,3%) atteignant environ 1 Md€ et d’une augmentation marquée de nos exportations vers la Grèce (10,6%) atteignant 2,22Mds€.
 
Malgré la hausse sensible des importations grecques, il en résulte un solde excédentaire au bénéfice de la France d’environ 58M€, en recul (-4,47%) par rapport à l’année 2017 (1,36Md€) et à son pic historique du 1er semestre 2008 (1,68Md€).

Nos exportations vers la Grèce ont notablement augmenté en 2018
En 2018, nos exportations vers la Grèce ont augmenté en valeur de plus de 10%, pour atteindre 2,22Mds€, selon les données des douanes françaises. Elles atteignent ainsi leur niveau de 2013.
 
La hausse de nos exportations s’explique principalement par une hausse des secteurs de produits métallurgiques et métalliques (+59,8%), de produits pétroliers raffinés (42,7%) et des transports (+35,9%). Le secteur des produits des industries agro-alimentaires, qui occupe la première place de nos exportations en Grèce à hauteur d’environ 472M€, a progressé de 0,9%.

La Grèce n’a toutefois représenté que 0,52% de nos exportations mondiales et environ 1,1% de nos exportations vers la zone euro. Elle est le 39ème client international de la France. Au sein de la région de l’UE, la Grèce est notre 20ème client.
 
Elle demeure toutefois un excellent client pour la France, puisque la Grèce se trouve au 9ème rang de nos excédents commerciaux dans le monde (bien qu’au 6ème rang en 2016), derrière le Royaume-Uni, le Singapour, les Etats-Unis, le Qatar, les Emirats Arabes Unis, l’Australie, le Brésil et la Suisse.

 



ÉCONOMIE TOURISTIQUE GRECQUE
 

Principale activité économique du pays derrière la marine marchande, le tourisme est l’une des principales ressources du PIB à hauteur de 18,6%. Bien que l’économie touristique grecque a pâti au cours des dernières années de l'afflux de réfugiés économiques et politiques en provenance des pays voisins en conflit (Syrie, Irak), les arrivées de touristes et les revenus associés ont atteint un record en 2019 avec plus de 30 millions de touristes.
 

Ce secteur utilise 19% de la main d’œuvre, soit 700 000 emplois, l’économie touristique est par conséquent un vecteur important pour le maintien et le développement de l’emploi local.
 
Pénalisée par une conjoncture économique internationale peu favorable, le tourisme grec présente, également des faiblesses structurelles : 

  • Une forte dépendance par rapport aux tour opérateurs :
    • Touristes étrangers (75% de la clientèle des hôtels) ont principalement recours aux grands voyagistes du nord de l’Europe ;
    • Concentration touristique sur l’été : 75% des séjours entre mai et septembre ;
  • Une forte dépendance à un nombre restreint de marchés européens :
    • Touristes européens : 90% des arrivées touristiques dont 60 à 70% proviennent notamment de Grande-Bretagne et d’Allemagne ;
  • Des infrastructures insuffisantes, qui ne répondent plus à une clientèle internationale de plus en plus exigeante, tant sur le plan de l’environnement que sur le plan des services offerts
Face à ces problématiques, le gouvernement hellénique a pris quelques dispositions :
  • Nouvelles aides financières au secteur touristique :
    • Subventions publiques et communautaires pour la modernisation de l'hôtellerie, pour la rénovation et la diversification des activités touristiques et pour la promotion touristique de la destination hellénique ;
 
  • Nouvelle stratégie pour les différentes cibles de clientèles :
    • outre les touristes traditionnels pour lesquels on met en avant les thématiques balnéaires et culturelles, de nouvelles clientèles proviennent d'Europe centrale et orientale, voire d’Asie.

A noter que la TVA est passée en 2015 de 13 à 23%, entre autre, pour la restauration et les courses de taxis. La TVA demeure inchangée à 13% pour l’hôtellerie. Cette hausse devrait aussi se traduire par une augmentation des prix concernés autour de 9%.

Avec l’agriculture, le tourisme est la source financière la plus importante pour le pays. L’avenir économique de la Grèce dépendra des investissements et des développements qui seront réalisés dans ces deux secteurs d’activité ô combien complémentaires l’un à l’autre.


STRATÉGIE  ET POSITIONNEMENT DE LA DESTINATION FRANCE
  • 5ème Position de la France comme destination touristique
 
  • Perception de la destination France :
    • un désir de France important ;
    • une clientèle haut de gamme ;
    • des destinations précises en France avec de circuits touristiques ;
    • voyages scolaires (en difficulté actuellement)
 

 

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